Grigny-sur-Rhône : plus de 100 poissons morts dans le Rhône
Une trentaine de poissons ont été retrouvés morts le 5 septembre dans le Rhône à Grigny-sur-Rhône, avant que le bilan dépasse la centaine de carcasses.
Grigny-sur-Rhône : une trentaine de poissons retrouvés morts le 5 septembre
Le samedi 5 septembre 2026, une alerte est donnée à Grigny-sur-Rhône, en aval de Lyon : une trentaine de poissons morts jonchent le lit du fleuve, dans une eau plus trouble qu'à l'accoutumée pour la saison. L'association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (AAPPMA) de Givors, qui surveille ce secteur, signale la découverte et alerte aussitôt l'Office français de la biodiversité (OFB), chargé des premières vérifications sur place, avant que d'autres signalements ne parviennent dans la matinée.
Le choc est immédiat. En remontant le cours du fleuve au fil de la journée, les équipes mobilisées découvrent de nouvelles carcasses au niveau de la passerelle qui relie Vienne à Sainte-Colombe, sur la rive opposée du Rhône. Le bilan grimpe alors rapidement et dépasse la centaine de poissons morts recensés au total, parmi lesquels des brèmes, des carpes et des barbeaux — des espèces qui peuplent habituellement cette portion calme du vieux Rhône, à l'écart du chenal de navigation principal emprunté par les péniches. L'ampleur de la découverte, étalée sur plusieurs kilomètres de berge entre les deux communes, tranche avec les signalements habituels transmis à l'association de pêche.
L'essentiel
Quatre repères pour situer l'ampleur de l'épisode :
- 5 septembre 2026 : découverte d'une trentaine de poissons morts à Grigny-sur-Rhône
- Plus de 100 poissons recensés au total après les recherches
- 3 espèces identifiées : brème, carpe, barbeau
- 7 septembre 2026 : intervention de la Fédération de pêche du Rhône
Une enquête ouverte par l'Office français de la biodiversité
La Fédération de pêche du Rhône s'est rendue sur place le lundi 7 septembre pour tenter de localiser une éventuelle source de pollution en amont de la zone touchée. Plusieurs prélèvements ont été effectués le long du parcours suivi la veille par les bénévoles de l'AAPPMA, entre Grigny-sur-Rhône et la passerelle de Sainte-Colombe, sans qu'aucun rejet suspect ne soit identifié à ce stade. La recherche s'est concentrée sur les abords immédiats du fleuve, là où les carcasses avaient été signalées en plus grand nombre au cours du week-end.
La mairie de Grigny-sur-Rhône a de son côté averti l'OFB dès les premiers signalements, afin qu'un dossier d'enquête soit ouvert et que des analyses soient réalisées sur l'eau et sur les carcasses prélevées ; aucun calendrier n'a pour l'instant été communiqué pour la publication de leurs résultats. L'hypothèse d'une pollution chimique ponctuelle est évoquée par l'AAPPMA de Givors, sans qu'aucune analyse officielle ne soit encore venue la confirmer ni en désigner l'origine précise. Le débit du Rhône reste par ailleurs affecté par l'épisode de sécheresse qui a justifié une vigilance crue maintenue au vert sur le bassin depuis le début du mois de septembre, un contexte hydrologique qui n'établit à ce stade aucun lien de cause avec la mortalité piscicole observée sur ce tronçon du fleuve.